Le quotidien

Ralentir la cadence et mieux vivre

23 Juin , 2016  

En voilà un défit intéressant, n’est-ce pas? Existe-t’il encore aujourd’hui du monde qui arrive à vivre autrement qu’en étant débordé, rempli de stress parce qu’il faut toujours aller plus vite et paniqué parce qu’il lui manque de temps pour faire tout ce qu’il avait prévu de faire? Avoir sans arrêt la peur de se tromper et toujours connecté pour ne pas rater quelque chose que l’on pense essentiel. Du coup, on s’éparpille mais alors, pourquoi nous mettons-nous la barre aussi haute?
 

Cette vie en accéléré et nos automatismes nous feraient presque oublier ce que nous aimons réellement dans la vie. Je suis quelqu’un qui a toujours aimé prendre son temps parce que, pour moi, l’argent n’est pas important et pourtant on en a besoin pour payer tout ce sur quoi nous nous sommes engagés. Pour voyager et voir ceux que l’on aime.
Un événement important de ma vie m’a permis de prendre du temps pour moi, dans le lieu où j’ai passé toute mon enfance. Et avoir ce temps, m’aura permis de prendre conscience que notre esprit pense autrement que lorsqu’il est invisiblement oppressé.
 

Stéphane Laporte a écrit un texte plein de sens pour La Presse que je souhaite partager avec vous :

S’aimer, ce n’est pas avoir besoin de se mesurer aux autres pour apprécier qui l’on est. S’aimer, c’est réaliser qu’on est un mélange de nos parents, de notre famille, de notre société, de notre culture, de notre environnement, de nos amis, de nos lectures, de nos voyages, de notre isolement, de nos joies, de nos peines, de nos désirs, de nos présences et de nos absences. Qu’on est fait de tout ça. Qu’il n’y a pas deux personnes avec ce mélange-là. Même pas notre jumeau. Qu’on est unique. Donc incomparable. On n’est pas le meilleur des autres. On est le meilleur de soi. Si on s’aime. Parce que si on ne s’aime pas, on peut rapidement devenir le pire de soi. Et ça, ce n’est pas beau.

Je vais donc rentrer chez moi en acceptant de retrouver ce rythme infernal de la vie mais j’espère que je n’oublierais pas de faire les bons choix pour construire la meilleure qualité de vie possible.
Et je reviendrais lire ici de temps en temps ces quelques magnifiques lignes de Kim et Alison Mc Millen qui s’intitulent :

Le jour où je me suis aimé(e) pour (de) vrai!
 

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle la Maturité.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que, ni la personne, ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle le Respect.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle la Simplicité.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompée.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai cessé de revivre le passé
et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent,
là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle la Plénitude.

Le jour où je me suis aimée pour vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse!
Tout ceci, c’est le Savoir vivre.



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2 Responses

  1. Virginie dit :

    Très beau texte Caro. Bisous 🙂

  2. Sincever Sincever dit :

    Merci Virginie, prends soin de toi!

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